Les hormones et les maux de ventre chez les femmes

Les hormones et les maux de ventre chez les femmes

Sommaire

Les troubles digestifs sont fréquents chez les femmes, et nombreux sont ceux qui surviennent en lien avec les fluctuations hormonales. 

Ballonnements, douleurs abdominales, transit perturbé : ces symptômes peuvent être influencés par les cycles menstruels, la grossesse, la périménopause, ou encore des troubles hormonaux comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ou l’hypothyroïdie. 

Dans cet article, nous explorons en profondeur le lien entre hormones et digestion, pour mieux comprendre les causes des maux de ventre chez les femmes.

Pourquoi les hormones influencent-elles la digestion ?

Le système digestif est directement connecté au système endocrinien (hormonal) et au système nerveux. Certains récepteurs présents dans l’intestin sont sensibles aux fluctuations hormonales, en particulier aux œstrogènes et à la progestérone.

Ces hormones agissent sur :

  • La motilité intestinale (vitesse du transit)

  • La perméabilité intestinale (« leaky gut »)

  • La sensibilité viscérale (perception de la douleur)

  • Le microbiote intestinal

  • La production de sucs digestifs (acide chlorhydrique, bile, enzymes)

Une fluctuation hormonale peut donc engendrer un ralentissement ou une accélération du transit, des ballonnements, des douleurs abdominales ou des troubles de l’appétit.

Hormones et maux de ventre pendant le cycle menstruel

Le cycle menstruel se divise en quatre phases : menstruation, phase folliculaire, ovulation et phase lutéale. Chacune de ces phases est marquée par des variations hormonales importantes, qui peuvent avoir un impact sur le système digestif.

Menstruation : prostaglandines et douleurs abdominales

Au moment des règles, le corps libère des prostaglandines pour aider l’utérus à se contracter et expulser la muqueuse. Ces prostaglandines peuvent aussi provoquer des contractions intestinales, entraînant des diarrhées, des crampes abdominales ou une sensation de « ventre barbouillé ».

Phase lutéale : progestérone et ralentissement du transit

Dans la deuxième partie du cycle, la progestérone domine. Cette hormone a tendance à ralentir le transit intestinal, ce qui peut entraîner des constipations, des ballonnements et une sensation de lourdeur digestive.

Phase folliculaire et ovulation : œstrogènes et fluctuations digestives

Lorsque les œstrogènes augmentent en phase folliculaire et culminent à l’ovulation, certaines femmes ressentent une plus grande sensibilité abdominale, des nausées, des gaz ou même une perte d’appétit.

Grossesse et digestion : des hormones puissamment actives

La grossesse est une période de bouleversements hormonaux majeurs. Les niveaux de progestérone et d’œstrogènes augmentent fortement, ce qui peut perturber la digestion de manière significative.

4 symptômes digestifs fréquents pendant la grossesse

Ces troubles sont dus à la relaxation des muscles lisses (dont ceux du tube digestif) par la progestérone, ainsi qu’à la compression physique exercée par l’utérus sur les organes digestifs.

Les hormones et la digestion : l’impact de la périménopause et de la ménopause

La périménopause est une phase de transition où les hormones fluctuent fortement, suivie d’une baisse durable des œstrogènes et de la progestérone à la ménopause. Cela peut entraîner :

  • Un ralentissement du transit

  • Une diminution de la flore intestinale protectrice

  • Une augmentation de la perméabilité intestinale

  • Un risque accélu00e9ré de SIBO (prolifération bactérienne de l’intestin grêle)

Ces changements hormonaux peuvent également affecter le foie, essentiel à la digestion des graisses et à la détoxification des hormones.

3 troubles hormonaux menant à des troubles digestifs

Certaines pathologies hormonales sont directement associées à des troubles digestifs récurrents :

1. Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

  • Ballonnements

  • Résistance à l’insuline pouvant entraîner des troubles digestifs

  • Fréquence accrue du SIBO

2. L’hypothyroïdie

  • Transit très ralenti

  • Constipation chronique

  • Sensation de digestion difficile

3. L’hyperthyroïdie

  • Transit accéléré voire diarrhée chronique

  • Difficultés à absorber les nutriments

Comment mieux vivre ces troubles digestifs hormonaux ?

  1. Suivi du cycle menstruel : noter les symptômes digestifs selon les phases du cycle permet d’anticiper les périodes sensibles.

  2. Alimentation adaptée : réduire les FODMAPs, manger lentement, favoriser les aliments riches en fibres solubles.

  3. Soutien hormonal naturel : plantes adaptogènes, micronutrition, acides gras oméga-3.

  4. Travail sur le stress : cohérence cardiaque, yoga, respiration, hypnose.

  5. Soutien digestif ciblé : enzymes digestives, probiotiques sélectionnés, bétaïne HCl si hypochlorhydrie.

Adopter une approche globale pour soulager les maux de ventre liés aux hormones

Les hormones jouent un rôle majeur dans le fonctionnement digestif, et les femmes sont particulièrement sensibles à ces interactions. Reconnaître l’origine hormonale de certains troubles digestifs permet d’adopter une approche plus globale, personnalisée et efficace. 

En identifiant les périodes sensibles, en adaptant l’alimentation et en soutenant à la fois le système hormonal et digestif, il est possible de réduire significativement les maux de ventre et de retrouver un meilleur confort de vie.

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Marie

Après des années à souffrir de symptômes inexpliqués et à chercher des réponses sans succès, j’ai découvert que je souffrais du SIBO. Ce fut un long chemin semé d’embûches, mais grâce à des recherches personnelles approfondies, des essais d’innombrables traitements et un travail acharné, j’ai réussi à guérir de cette pathologie.

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